clochette

Là où je vis

Je suis amoureuse de l'endroit où je vis. Entre nous ça a été comme un coup de foudre. La première fois que je l'ai vu, la première fois que j'y ai posé les pieds, j'ai su que quelque chose avait changé en moi. J'ai compris que j'étais faite pour cette ville comme elle était faite pour moi. L'amour ça ne s'explique pas. Quand on aime, on ne se pose pas de questions. A partir du moment où on commence à s'interroger, c'est que ça sent le roussi. Jamais je ne me suis demandée si je serai mieux ailleurs, parce que je sens dans mes tripes que c'est ici que je le suis.


Mes racines ne sont pas ancrées dans cette terre. Un millier de kilomètres me séparent de là où je suis née. J'ai les valeurs qu'on attribue aux gens du nord, celles que je n'ai pas encore retrouvées dans le sud. Les mentalités sont différentes mais j'ai toujours eu une grande facilité d'adaptation. Alors je m'adapte. J'ai du soleil dans les veines, dans le sang. La moitié italienne de mon être se sent si bien là, près de la mer et avec les cigales. Oui, comme le dit si bien la chanson, "Je viens du sud, et par tous les chemins j'y reviens..."


J'ai tout quitté pour cette ville. Et pour celui qui y vivait. Je ne pouvais pas faire autrement. J'étais attirée comme un aimant. Je savais qu'elle m'accueillerait les bras ouverts. Alors je suis venue. Celui près duquel je voulais vivre est parti. Et je suis restée. Elle ne m'a pas laissée tomber. Elle a été ma confidente les jours plus gris, quand je me marchais dans ses rues le coeur perdu, elle a été le témoin de mes bonheurs, de mon évolution. La petite fille qui a quitté sa maman les larmes sur les joues est devenue une jeune femme pleine d'envies et qui sait maintenant qu'il suffit de vouloir, qui sait de quoi elle est capable.


Même une année plus tard, je l'aime comme au premier jour. J'ai toujours les yeux qui brillent d'émerveillement et le sourire plein de tendresse quand je m'y promène. Comme si je la redécouvrais à chaque fois, encore. Sans me lasser jamais de ce que je vois. A chacun de mes coups de blues, dans les moments où je doute, elle est là, toujours belle et forte pour me prendre dans son sein et me dire que je ne dois pas renoncer, pas la quitter.


Je suis amoureuse de l'endroit où je vis. C'est un bon début je trouve. A chaque fois que je dois le quitter, même si c'est provisoirement, je ressens un vrai manque. Viscéral. Je ne pense qu'à le retrouver. J'entends son nom partout et je ne retrouve le sourire que dans le train qui m'y ramène. Et si un jour je rencontre un amour plus fort, je ne partirai pas sans l'avoir remerciée et lui dire que je ne l’oublierai jamais…

aucun commentaire - aucun rétrolien

Ma bonne dame

Il n’y a plus de saisons. Il y a une semaine on était à la plage, en tee-shirt, et on avait chaud. Y’avait même des gens en maillot de bain dans l’eau. Oui, oui. Bon d’accord, le fait qu’on soit dans le Sud ça aide. Mais quand même. Fin octobre et on se baignait encore. Et même si on savait que c’était pas normal et pas bon signe, on ne pouvait s’empêcher de penser que c’était agréable. Ben oui, prendre le petit déj sur la terrasse à deux mois de Noël, on va pas cracher dessus…Et puis en plus c’est dégoûtant de cracher…Bref.

Et puis d’un coup, en deux jours, paf. On remet les pulls, on ferme les portes, on ne sort plus sans son gros manteau. Et on grelotte. Quatorze degrés de moins en même pas quarante huit heures. Et le mistral qui s’en mêle et qui te glace tout l’intérieur. Tu te dis « Va falloir que je retrouve mes gants ». Tu hésites à sortir parce que ok ça fait du bien de prendre l’air, mais les oreilles congelées ça marche beaucoup moins bien… Tu rêves d’une belle cheminée avec un feu à l’intérieur, et à défaut, tu restes plus longtemps devant les plaques quand tu fais la cuisine. Tu prends ta couette pour regarder la télé et tu te fais des bons chocolats chauds à gogo…Bon ça c’est le meilleur côté de la chose, l’un des seuls bons côtés en fait.

Alors on dira que les gens du Sud sont frileux. C’est ce que je pensais aussi. Que quand il fait moins de 10 degrés ils se plaignent tous et tombent malades. Ca me faisait bien rire, avant. Maintenant je comprends mieux. On s’habitue très vite à la chaleur, le corps aussi. Alors si la température baisse de moitié, on se croit au Pôle Nord.

Sur ces bonnes paroles je vais remettre un pull. Manquerait plus que je tombe malade aussi…Alala ma bonne dame, il n’y a plus de saisons….

1 commentaire - aucun rétrolien

I love Alain

Il est des personnes dites « connues » qu’on aimerait connaître. Je veux dire, dans la vie. Dont on aimerait être la sœur, l’amie, la confidente. Qu’on aimerait consoler quand ça va pas. Ecouter leurs nouvelles vannes à deux bannes et leur dire que c’est drôle. Des gens qu’on aimerait aimer, et voir autrement qu’en payant une place de cinéma. Depuis des années, pour moi, il fait partie de ces gens là.

Oui, je me suis toujours dit qu’il devait être sympa dans la vie, Alain Chabat. Touchant, généreux et sûr. De ceux qu’on peut appeler à trois heures du matin sans qu’il vous dise « Putain, il est trois heures du matin ! ». Et puis aujourd’hui devant cet écran je me suis dit « Je l’aime ».

Sur cet écran donc, se jouait son dernier film « Prête moi ta main ». A ses côtés, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont et plein d’autres acteurs formidables. C’est l’histoire d’un mec qui aime son célibat au point de payer une fortune pour le garder. Sauf que l’amour s’en mêle, eh oui il s’en mêle toujours à un moment donné, et qu’il perd une à une toutes les certitudes qu’il avait gardées toutes ces années. Sujet bateau me direz vous. Peut-être. Sauf que c’est Chabat, celui qui transforme le banal en larmes de fous rires, celui qui dégaine les répliques drôlissimes plus vite que son ombre.

Parlons de sa partenaire, la surprenante Charlotte. On a pas l’habitude de la voir dans ces rôles là, je crois qu’elle en rêvait, elle a bien fait de persévérer. Elle est magnifique, spontanée, parfaite en fille pas vraiment idéale. Je ne la connaissais pas comique, je la regarderai différemment maintenant. Une vraie comédienne de talent, chapeau mamzelle.

J’aurai aimé que ce film dure quelques heures de plus. J’ai attendu que les spectateurs aient fini d’applaudir à la fin et je suis sortie de la salle bondée. Je les ai regardés tous, et j’ai vu leur sourire et leurs yeux qui brillaient encore des larmes qu’ils avaient versés comme moi.

« Prête moi ta main » est un film excellentissime. Plein de rire, d’émotion, d’amour et d’espoir. Rien ne manquait, rien n’était de trop….Et puis surtout, y’avait mon Alain.

2 commentaires - aucun rétrolien

Le mardi c'est permis!!!

Quand j’étais gamine, le Mardi c’était permis. C’était le droit de regarder la télé le soir parce qu’on peut dormir le lendemain. C’était forcément mieux que le lundi. J’ai grandi, et le mardi est devenu un peu moins bien parce qu’école quand même le lendemain. C’était presque un jour comme tous les autres. Mais toujours mieux que le lundi bien sûr….

Depuis quelques semaines, le mardi c’est mon jour préféré de la semaine. Parce que c’est redevenu la liberté et le défoulage. Tout ça grâce au théâtre.

Ca faisait pas mal de temps que j’avais envie d’essayer. Au collège déjà, je faisais partie du club théâtre. Mais évidemment dans les coulisses, comme accessoiriste. Jamais de la vie je n’aurai osé aller sur scène devant tout le monde. C’est débile en fait, parce que j’y allais tous les ans pour mon spectacle de danse et j’adorais ça, les projecteurs, les sourires des gens, les applaudissements, le trac… Avec le recul, je ne comprends pas le pourquoi de ce blocage.

Bon et alors qu’est-ce qui m’a décidé à vingt six ans de me jeter à l’eau ? Je vous donne un indice : ça commence par Ché et ça finit par Ri….Un jour il m’a dit « Bon maintenant tu te bouges et tu fais un truc qui t’éclate ». Alors j’ai dit « Banco ! Je fais du théâtre » et tant pis si je me fais pipi dessus à chaque fois, je relèverai le défi…

Et j’y suis arrivée. La première séance a été une révélation. La seconde un bonheur et la troisième un éblouissement (quoi j’en fais trop ? pfff). Je me sens bien là bas, je rencontre des gens intéressants et je m’exprime. Je suis toujours la première à aller sur la scène et je n’ai presque plus la voix qui tremble. Et quand une séance se termine, ça me manque déjà, je voudrai être à la suivante pour recommencer…

Vivement la semaine prochaine….

7 commentaires - aucun rétrolien

Kirsie

Coup de cœur Musique aujourd’hui pour un groupe particulièrement cher à mon cœur. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit naître une histoire comme celle là.

Il était une fois, une fille (euh c’est moi la fille hein) qui a croisé un beau jour sur la Toile un musicien talentueux et passionné. Un jour elle entend ses notes. Et puis sa voix. La fille tombe et le harcèle (bon, le mot est un peu fort mais après tout, soyons fous) pour qu’il monte un groupe. Un autre jour, elle reçoit un texto : « Kirsie, ça sonne bien comme nom de groupe ? ». Ce message elle l’a gardé longtemps en mémoire comme le témoignage du début d’une grande aventure….

Il y a eu les premières chansons échangées par mails, l’arrivée des membres du groupe version Montpellier. Il y a eu la création du premier site et les nouveaux fans qui ont afflué. Il y a eu ces concerts chaleureux et émouvants et ce moment qui restera gravé dans sa tête comme un des plus beaux de sa vie, « Coma », sa chanson, interprétée les yeux dans les yeux un certain 7 février 2004 sur la scène du Sax’Aphone…Et puis une autre histoire, à Paris, qui se prolonge avec d’autres gars aussi fous et doués…Et malgré la distance une envie de crier partout qu’elle les aime toujours et qu’elle n’oublie rien…

Aujourd’hui elle voit leur nom de plus en plus souvent. Elle entend leur musique et les souvenirs lui reviennent. Ils n’étaient pas très loin de toute façon.

Comme je l’avais écrit dans la première biographie que j’ai faite pour eux, Kirsie c’est l’histoire d’un rêve, un rêve qui se réalise…avec ou sans moi…

http://www.kirsieteam.com/

5 commentaires - aucun rétrolien

Au parc

Après quelques séances d’observation et d’analyse (puisqu’il est bien entendu qu’un simple zieutage n’a pas réellement d’intérêt), j’ai pu classer les Desperate Housewives montpelliéraines en plusieurs catégories.

Y’a celles qui amènent leurs bambins au parc juste pour avoir des vacances. Qui s’affalent sur leur banc la mine blafarde de quelques journées sans Super Nanny. Et qui ne font même plus attention du coup à ce que fait leur monstre miniature.

Dans le même genre, d’autres indifférentes, celles là moins excusables. Les pipelettes du quartier qui se donnent rendez vous entre copines au square à une heure précise. Et qui laissent la chair de leur chair piétiner la petite fille d’a côté parce que les potins du quartier n’attendent pas. Qui jettent juste un coup d’œil de temps en temps, histoire de se donner bonne conscience un peu quand même….

Y’a les parents aveuglés par leur amour de parents aveugles. Ceux qui voient leur enfant comme un ange arrivé sur la terre. Et que si y’a eu bagarre, ben c’est forcément l’autre. Ben oui regardez le, avec son tee-shirt Dora il croit nous attendrir, pffff, viens mon chéri, c’est pas ta faute….

Au milieu de tous ces spécimens, il y a ceux qui mixent tout ça…ceux qui s’en foutent mais qui accusent de toute façon. Un jour, un papa avec le regard vide et le ventre rebondi, assis depuis une heure sur son banc à pas bouger parce que sûrement trop fatigué d’avoir rien fait avant (c’est fatiguant de ne rien faire, c’est un fait établi…), donc ce monsieur censé surveiller son descendant, un petit ange du nom de Raphael, ben oui ça ne s’invente pas, m’a grondé parce que mon Arthur aurait volontairement poussé son chérubin. Evidemment, tout ça sans quitter son trône, il serait embêtant qu’on lui pique sa place en plus. Alors, oui je pense qu’il n’avait pas tort à 100%, l’Arthur en question ayant parfois tendance à jouer des coudes et m’ayant avoué en toute honnêteté ( à même pas trois ans, on sait pas ce que c’est de mentir) que oui il l’avait fait exprès…


Bon ok, mais que ce monsieur là se permette de me dire que je devrai surveiller un peu mieux que ça quand je passe mon temps à suivre le bonhomme à la trace, en long large et travers de ce parc qui finit par me sembler le stade de France, j’aurai tendance à ressentir une pointe d’énervement.

Parce que moi je suis comme ça. Je m’amuse avec lui, je lui cours après et le ramasse s’il tombe. Je lui dis « Lève toi, t’as pas mal, c’est bien », et s’il s’avère qu’il a un peu mal quand même, je bisouille, je frotte, je câline pour que ça passe. Je joue à cache-cache avec les arbres et je le planque derrière mes jambes si y’a un monstre qui veut le manger. Je compte avec lui les fourmis qui se baladent sur les troncs et je le rassure quand il a peur qu’elles le piquent. Je hausse aussi un peu la voix et je lui fais des yeux de méchante s’il devient moins adorable. Je lui explique que c’est pas ce qu’il faut faire, qu’il n’est pas gentil et surtout pourquoi. Des mois de Super Nanny plus les rediffusions m’ont aidé à faire passer les choses correctement…

Et quand on me dit « Il est trognon votre fils », je suis fière même si ce n’est pas le mien, et je suis triste, un peu, qu’il ne le soit pas…

1 commentaire - aucun rétrolien

Blandine, maquilleuse....

Ce n’est pas parce que c’est ma sœur mais quand y’a du talent ben faut le dire, c’est de famille…(une petite séance d’autocongratulation ne fait jamais de mal, pas vrai ?). Bon, sans blaguer, la sister elle est drôlement douée. Le truc c’est qu’elle l’a toujours été quelque part. Elle a eu sa période « Travaux manuels », puis une de mes préférées, la période « Cuisine »…Forêt noire, feuilletés de soles aux poires, etc…Cyril Lignac avec des couettes. Mais ce qui dure depuis qu’elle est en âge d’avoir des poupées c’est son bon goût et ses capacités à rendre les gens beaux. Donc, elle a fait des études d’esthétique. C’est logique. On est aussi très logiques dans la famille….

Et puis, comme ça ne lui suffisait pas, elle a continué dans le maquillage professionnel. Elle n’a jamais lâché prise même quand c’était plus difficile. C’est quand même un milieu fermé et basé sur le « on m’a dit que ». Mais à force de talent et de volonté elle commence à se faire un petit nom au milieu des photographes et des modèles régionaux. Grâce à son site (www.blandimakeup.book.fr), elle est demandée partout. Histoire de prendre encore plein d’expérience et d’apprendre un peu plus à chaque fois. Partout où elle passe elle sublime les visages. Et tous reconnaissent le professionnalisme et le sourire de la demoiselle.

Quand les pinceaux de Blandine s’agitent et que les rouges à lèvres scintillent, vous vous sentez comme La Belle au bois dormant sans son rouet…

1 commentaire - aucun rétrolien

Bonjour bonsoir

Petite introduction à ce blog qui vient de naître...Ce n'est pas mon premier, sûrement pas le dernier non plus...

J'espère que vous vous y sentirez bien, j'essaierai de venir l'alimenter souvent...

Je vous dirai qui je suis plus tard, ne vous en faites pas pour ça!!

Laissez moi des commentaires intelligents (mais si, vous pouvez le faire;o) et revenez de temps en temps!!!!

Bisous

4 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2