clochette

Les contes de fées

Les contes de fées, j’ai toujours adoré ça. Même que ça m’a souvent porté préjudice. Les histoires de princes charmants qui n’étaient jamais en retard. J’en ai lu beaucoup avec mes yeux de petite fille puis de grande demoiselle. Je trouvais ça chouette, vraiment, parce que tout finissait toujours bien. C’était mieux que dans la vie. Jusqu’au jour où j’ai dû les raconter à un enfant aussi innocent et sensible que moi.

C’est alors que je les ai remarquées, toutes ces horreurs. Les morts cruelles, les mamans gentilles qui partaient toutes au ciel et les belles princesses qui devenaient orphelines. Bien sûr, je les avais vues avant. Mais ça me gênait moins, je me rassurais en me disant que c’était pour qu’elle grandisse plus vite, pour que l’histoire se passe mieux. Mais comment expliquer ça à un petit bout de chou de quatre ans qui se pose tellement de questions ? Comment lui dire qu’une maman, des fois, ça meurt avant son bébé ? Croyez moi, c’est beaucoup moins facile….

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Monsieur

Un truc en plus dans le regard qui faisait qu’on l’appelait « Monsieur »

On était p’tits, juste des mômes qui apprenaient à être heureux

Mais pour lui nous étions des grands, l’esprit et l’âme de l’avenir

Et dans ses mots, dans tous ses gestes, tellement d’amour à nous offrir

 

Une présence rassurante quand la vie nous faisait du mal

Alignés sur nos bancs de bois devant ce cœur si peu banal

Il se coupait en quatre, en huit, aurait pu s’enlever les deux bras

Pour que tous nous puissions grandir sans avoir jamais peur ni froid.

 

Une façon de dire les choses pour qu’on les comprenne sans attendre

Il nous donnait confiance en nous, toujours il voulait nous apprendre

Que c’était en y croyant fort qu’on arriverait au sommet

De ces montagnes infranchissables qui devant nos vies se dressaient.

 

C’était bien plus que son métier, on appelle ça une vocation

Jamais il ne laissait tomber, dans ses yeux brillait la passion

Sa voix résonne dans ma tête, je n’étais haute que de trois pommes

Il était comme un second père, une belle épaule, un grand bonhomme

 

Des années pleines d’incertitude ont passé vite comme l’éclair

Je me suis perdue comme tout le monde, sur mon chemin plus de repères

Mais aujourd’hui je me sens prête à me réaliser vraiment

Parce qu’un jour, cet ange là m’a dit que j’avais du talent.

 

On m’a dit qu’il était parti rejoindre ses amis là haut

Une belle étoile qui s’est éteinte et prés de son lit ma photo.

Sur sa tombe, y’avait juste son nom, quand j’suis allée lui dire adieu

Mais pour nous qui sommes orphelins, il sera pour toujours « Monsieur ».

 

 

 

 

 

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J'ai perdu un ami

J

J’ai perdu un ami comme on peut perdre ses clés

J’avais la tête ailleurs et puis le cœur distrait

On se parlait de tout mais soudain de plus rien

Il était temps je crois, qu’on sépare nos chemins

 

J’ai perdu un ami comme on perd le moral

C’était le plus précieux, sûrement le plus vital

Je voulais le garder jusqu’au jour de ma mort

Mais le glas a sonné, du temps restant encore

 

J’ai perdu un ami comme on perd la mémoire

De tout ce qui faisait le ciel de notre histoire

Des souvenirs si beaux qu’il oublie bien trop vite

D’un simple coup d’éponge pour passer à la suite.

 

J’ai perdu un ami comme on perd son sang froid

Comme on perd l’illusion, la raison et sa foi

Une amitié sincère qui n’était finalement

Pour lui qu’une parenthèse, limite un contre temps

 

J’ai perdu un ami comme on peut perdre ses clés

Mais pour ce genre de drame, y’a pas de serrurier

J’ai arrêté d’attendre sur le pas de la porte

Et j’ai le cœur bien lourd qu’ça finisse de la sorte.

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La malédiction des chaussettes

Il est un drame dans la vie quotidienne de tous les jours que Dieu fait. Vous le vivez tous, ou vous l’avez connu, c’est sûr. Vous pouvez donc comprendre mon désarroi et je viens donc vous l’exposer sachant que je pourrai compter sur vous. Il s’agit de la malédiction des chaussettes célibataires. On entend parler souvent des clubs de rencontre ou des thérapies pour gens tout seuls. Mais jamais de la tristesse que peuvent ressentir deux chaussettes qui viennent de rompre dans le bac à linge.

Je vais finir par les attacher ensemble avant de les mettre au sale, faire un gros nœud et les laver comme ça. Parce qu’à chaque lessive c’est la même chose. Y’en a toujours une sur les deux qui devient invisible. Et c’est le casse-tête quand il faut les rassembler, les chercher pour reconstituer les couples.

Alors le tiroir devient de plus en plus pauvre en chaussettes. Il faut parfois en racheter pour compléter un peu et tenir les jours plus froids. Pourtant elles doivent bien être quelque part, ces petites rebelles.

Voilà c’était mon petit billet du jour, mon coup de gueule immense pour ce drame  que nous vivons tous. Merci de m’avoir écoutée….

 

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Petit Papa Noel

J'ai toujours cru au Père Noel. En fait j'ai toujours voulu y croire. Depuis que je suis toute petite, j'attends sa venue avec impatience. Et quand arrive la période des fêtes, quand ça sent bon le sapin et les cadeaux, j'ai un sourire fixé sur le visage sans arrêt. Pas que j'adore recevoir des cadeaux, même si bien sûr c'est pas désagréable, c'est surtout l'ambiance qui régne partout qui me plaît.
Et puis faire plaisir aux gens que j'aime, farfouiller dans les magasins pour trouver le ptit truc qui va les toucher, la babiole qui va leur faire plaisir...Imaginer leur sourire quand ils ouvriront le paquet, ça me remplit déjà de joie.
Passons sur la foule qui stagne dans les allées des boutiques et qui me rappelle tout à coup que je suis aragophobe. Moi j'ai rien contre le fait que Noel soit une fête ultracommerciale gnagnagna, tout ce que je vois c'est les enfants qui ont le visage qui s'éclaire quand ils voient le Pére Noel.

Un jour on m'a dit qu'il n'existait pas. J'ai jamais voulu le croire. Même si au fond de moi je sais que c'est vrai, j'essaie de m'auto-persuader du contraire. Pour garder cette part d'enfance, encore.

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J'écris sur ce que j'endure....

Depuis que je suis en âge de tenir un crayon, je n'ai jamais cessé d'écrire. Les mots ont toujours été mes amis, mes amours. Je les retrouvais dans les livres que je dévorais à toute vitesse, ma mère devait me conduire tous les samedis à la bibliothéque pour que je puisse en reprendre. Je lisais ces histoires de gens comme moi qui vivaient des vies comme la mienne. Et je ne pouvais pas les abandonner avant d'être arrivée au bout.

Et puis j'ai écrit. Quand j'étais petite, je suis tombée sur un petit carnet de poèmes appartenant à ma maman. Des textes qu'elle avait rédigés pendant son adolescence. Comme il restait de la place, quelques pages vierges, j'ai décidé de les compléter. C'est comme ça que j'ai commencé.

Alors au début, c'était des petits trucs naifs de jeune fille... Rien de génial mais je ne renie pas. Il faut en passer par là, c'est un passage obligatoire. C'est grâce à ça que j'ai fait passer mes premières déclarations à des jeunes hommes pas toujours réceptifs. Etre une artiste incomprise c'est pas facile.

Au fur et à mesure, à force de travail, les rimes ont été plus belles, ça sonnait mieux. Alors je me suis amusée avec elles. J'ai exprimé des choses, crié des sentiments, touché des coeurs. J'ai laissé cette passion grandir dans mon âme. J'ai écrit des chansons qui ont été chantées, des scénarios qui sont apparus sur la pellicule, des textes qui deviendront peut-être un jour chapitres d'un livre. J'ai toujours rêvé d'en faire mon métier. Je ne pensais pas que ça se réaliserait un jour.

Maintenant nous y sommes. Sur les papiers que je reçois, il est écrit "Ecrivain public". Avec mon nom juste au dessus. Cet espoir je le touche du doigt, je vis avec lui tous les jours. Aujourd'hui je sais que l'écriture restera à tout jamais le premier amour de mon existence.

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Peace and love

J’ai toujours détesté les conflits. Déjà, toute petite, quand j’entendais mes parents se disputer, je me mettais à pleurer. Dés que ça crie, que ça se chamaille, que ça va pas, je suis très triste. J’aimerai que tout aille toujours bien et que le monde entier cohabite agréablement. C’est quand même pas compliqué à comprendre.

J’étais encore innocente et je ne connaissais pas toute la dureté de la vie. J’avais le cœur gros à chaque fois que je voyais quelqu’un s’énerver, quand je voyais des visages fermés et furieux. J’avais l’impression que cette personne n’était pas heureuse. Et ça moi je ne l’acceptais pas.

Même à la télé, dans des émissions où les gens sont en crise les uns avec les autres, ça me gêne, je change de chaîne, en fait je m’enfuis. Je veux pas les déranger, ça ne me regarde pas. Je suis toujours terriblement mal à l’aise devant leur mal-être. L’autre jour, au théâtre, la consigne était « une dispute ». Eh bien ça m’angoissait beaucoup. Et pourtant ce n’était qu’un exercice, pour du faux. Mais il fallait crier, avoir cette intention dans les yeux, et se laisser hurler dessus. C’était dur, très dur.

Alors dans ma vie amoureuse c’est pareil. Au moindre problème, dés qu’un conflit menace, je me sauve. Soit directement dans l’escalier, soit par les larmes. Inconsciemment, je me mets à pleurer pour que ça s’arrête. Je pense que c’est pour ça. Malheureusement ça ne marche pas à tous les coups. Ce qui fait redoubler mes larmes. C’est un cercle vicieux.

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Amour.com

Hier je regardais mon cher Jean Luc à la télé (Delarue, hein pas Reichmann…) , le sujet de son émission du jour était « Les mauvaises rencontres sur Internet ». Il y avait des dames et des jeunes hommes qui avaient connu des personnes peu fréquentables sur la toile et qui disaient qu’il ne fallait surtout pas se fier à ce que certains pouvaient raconter, quand ils étaient bien cachés derrière leur écran. Si ce débat m’a interpellée, c’est que je connais bien ce sujet, ayant moi-même été abonnée à ce genre de site.

C’est vrai, il faut faire sacrément gaffe. Pour peu qu’on soit un peu fragile, perdue dans sa tête, y’a des chances pour qu’on se fasse attraper par un p’tit rigolo. On est des proies faciles. On s’accroche à tout ce qui passe, belles paroles, jolies promesses. Et là c’est bobo assuré.

Donc méfiance. Bien sûr, si on est pas spécialement sentimental et qu’on y traîne pour s’amuser, pas la peine de mettre une armure, y’a qu’à se laisser porter.

Internet c’est un peu comme la Star Ac. Excusez moi pour la comparaison mais je l’explique. Dans toutes les interviews des candidats, ils disent « on est dans un espace clos, les sentiments sont exacerbés ». Ou à peu de choses prés. Alors voilà, c’est pareil sur le web. A force de parler avec la même personne, de se confier librement (parce qu’on a beau faire, c’est tellement plus facile de raconter sa vie à un inconnu), on finit par attendre ces moments là, des messages, des nouvelles. Et très vite ça devient un cercle vicieux.

Mais rien ne m’a empêché quand même d’essayer. Alors je vous fais un petit inventaire de mes « cyber rencontres ».

Il y a eu celui qui me parlait depuis même pas dix minutes et qui m’a traitée de tous les noms parce que je discutais avec d’autres amis en même temps. Alors celui là, bloqué direct. Bloquer quelqu’un, pour les non connaisseurs, c’est l’empêcher de nous voir quand on est connectés. Comme ça, on est tranquille.

Après, y’a eu la collection de « oui mais non ». C'est-à-dire, tu me plais beaucoup, et puis d’un coup, disparu dans la nature. Quand on est comme moi, on se pose plein de questions. Qu’est ce que j’ai fait ? Qu’est ce que j’ai dit ? Est-ce qu’il va bien ? Bref, on se croque le cerveau comme on dit dans le sud, pour rien en fait.

Bon heureusement j’ai aussi rencontré sur ces sites, des mecs bien qui sont restés des amis, parce que voilà, les sentiments, l’amour, ça ne se force pas. Des gens sur qui je peux compter si j’ai envie de rire ou de discuter. On trouve de tout, y’a qu’à bien choisir….

Dois-je conclure en vous disant que moi j’y crois très fort à ces rencontres, puisque je l’ai faite LA rencontre. Trois jours de chat, un rendez vous et un an plus tard, toujours l’amour…Alors merci Meetic ;o)

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Ma bonne dame

Il n’y a plus de saisons. Il y a une semaine on était à la plage, en tee-shirt, et on avait chaud. Y’avait même des gens en maillot de bain dans l’eau. Oui, oui. Bon d’accord, le fait qu’on soit dans le Sud ça aide. Mais quand même. Fin octobre et on se baignait encore. Et même si on savait que c’était pas normal et pas bon signe, on ne pouvait s’empêcher de penser que c’était agréable. Ben oui, prendre le petit déj sur la terrasse à deux mois de Noël, on va pas cracher dessus…Et puis en plus c’est dégoûtant de cracher…Bref.

Et puis d’un coup, en deux jours, paf. On remet les pulls, on ferme les portes, on ne sort plus sans son gros manteau. Et on grelotte. Quatorze degrés de moins en même pas quarante huit heures. Et le mistral qui s’en mêle et qui te glace tout l’intérieur. Tu te dis « Va falloir que je retrouve mes gants ». Tu hésites à sortir parce que ok ça fait du bien de prendre l’air, mais les oreilles congelées ça marche beaucoup moins bien… Tu rêves d’une belle cheminée avec un feu à l’intérieur, et à défaut, tu restes plus longtemps devant les plaques quand tu fais la cuisine. Tu prends ta couette pour regarder la télé et tu te fais des bons chocolats chauds à gogo…Bon ça c’est le meilleur côté de la chose, l’un des seuls bons côtés en fait.

Alors on dira que les gens du Sud sont frileux. C’est ce que je pensais aussi. Que quand il fait moins de 10 degrés ils se plaignent tous et tombent malades. Ca me faisait bien rire, avant. Maintenant je comprends mieux. On s’habitue très vite à la chaleur, le corps aussi. Alors si la température baisse de moitié, on se croit au Pôle Nord.

Sur ces bonnes paroles je vais remettre un pull. Manquerait plus que je tombe malade aussi…Alala ma bonne dame, il n’y a plus de saisons….

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Le mardi c'est permis!!!

Quand j’étais gamine, le Mardi c’était permis. C’était le droit de regarder la télé le soir parce qu’on peut dormir le lendemain. C’était forcément mieux que le lundi. J’ai grandi, et le mardi est devenu un peu moins bien parce qu’école quand même le lendemain. C’était presque un jour comme tous les autres. Mais toujours mieux que le lundi bien sûr….

Depuis quelques semaines, le mardi c’est mon jour préféré de la semaine. Parce que c’est redevenu la liberté et le défoulage. Tout ça grâce au théâtre.

Ca faisait pas mal de temps que j’avais envie d’essayer. Au collège déjà, je faisais partie du club théâtre. Mais évidemment dans les coulisses, comme accessoiriste. Jamais de la vie je n’aurai osé aller sur scène devant tout le monde. C’est débile en fait, parce que j’y allais tous les ans pour mon spectacle de danse et j’adorais ça, les projecteurs, les sourires des gens, les applaudissements, le trac… Avec le recul, je ne comprends pas le pourquoi de ce blocage.

Bon et alors qu’est-ce qui m’a décidé à vingt six ans de me jeter à l’eau ? Je vous donne un indice : ça commence par Ché et ça finit par Ri….Un jour il m’a dit « Bon maintenant tu te bouges et tu fais un truc qui t’éclate ». Alors j’ai dit « Banco ! Je fais du théâtre » et tant pis si je me fais pipi dessus à chaque fois, je relèverai le défi…

Et j’y suis arrivée. La première séance a été une révélation. La seconde un bonheur et la troisième un éblouissement (quoi j’en fais trop ? pfff). Je me sens bien là bas, je rencontre des gens intéressants et je m’exprime. Je suis toujours la première à aller sur la scène et je n’ai presque plus la voix qui tremble. Et quand une séance se termine, ça me manque déjà, je voudrai être à la suivante pour recommencer…

Vivement la semaine prochaine….

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Au parc

Après quelques séances d’observation et d’analyse (puisqu’il est bien entendu qu’un simple zieutage n’a pas réellement d’intérêt), j’ai pu classer les Desperate Housewives montpelliéraines en plusieurs catégories.

Y’a celles qui amènent leurs bambins au parc juste pour avoir des vacances. Qui s’affalent sur leur banc la mine blafarde de quelques journées sans Super Nanny. Et qui ne font même plus attention du coup à ce que fait leur monstre miniature.

Dans le même genre, d’autres indifférentes, celles là moins excusables. Les pipelettes du quartier qui se donnent rendez vous entre copines au square à une heure précise. Et qui laissent la chair de leur chair piétiner la petite fille d’a côté parce que les potins du quartier n’attendent pas. Qui jettent juste un coup d’œil de temps en temps, histoire de se donner bonne conscience un peu quand même….

Y’a les parents aveuglés par leur amour de parents aveugles. Ceux qui voient leur enfant comme un ange arrivé sur la terre. Et que si y’a eu bagarre, ben c’est forcément l’autre. Ben oui regardez le, avec son tee-shirt Dora il croit nous attendrir, pffff, viens mon chéri, c’est pas ta faute….

Au milieu de tous ces spécimens, il y a ceux qui mixent tout ça…ceux qui s’en foutent mais qui accusent de toute façon. Un jour, un papa avec le regard vide et le ventre rebondi, assis depuis une heure sur son banc à pas bouger parce que sûrement trop fatigué d’avoir rien fait avant (c’est fatiguant de ne rien faire, c’est un fait établi…), donc ce monsieur censé surveiller son descendant, un petit ange du nom de Raphael, ben oui ça ne s’invente pas, m’a grondé parce que mon Arthur aurait volontairement poussé son chérubin. Evidemment, tout ça sans quitter son trône, il serait embêtant qu’on lui pique sa place en plus. Alors, oui je pense qu’il n’avait pas tort à 100%, l’Arthur en question ayant parfois tendance à jouer des coudes et m’ayant avoué en toute honnêteté ( à même pas trois ans, on sait pas ce que c’est de mentir) que oui il l’avait fait exprès…


Bon ok, mais que ce monsieur là se permette de me dire que je devrai surveiller un peu mieux que ça quand je passe mon temps à suivre le bonhomme à la trace, en long large et travers de ce parc qui finit par me sembler le stade de France, j’aurai tendance à ressentir une pointe d’énervement.

Parce que moi je suis comme ça. Je m’amuse avec lui, je lui cours après et le ramasse s’il tombe. Je lui dis « Lève toi, t’as pas mal, c’est bien », et s’il s’avère qu’il a un peu mal quand même, je bisouille, je frotte, je câline pour que ça passe. Je joue à cache-cache avec les arbres et je le planque derrière mes jambes si y’a un monstre qui veut le manger. Je compte avec lui les fourmis qui se baladent sur les troncs et je le rassure quand il a peur qu’elles le piquent. Je hausse aussi un peu la voix et je lui fais des yeux de méchante s’il devient moins adorable. Je lui explique que c’est pas ce qu’il faut faire, qu’il n’est pas gentil et surtout pourquoi. Des mois de Super Nanny plus les rediffusions m’ont aidé à faire passer les choses correctement…

Et quand on me dit « Il est trognon votre fils », je suis fière même si ce n’est pas le mien, et je suis triste, un peu, qu’il ne le soit pas…

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