clochette

The Holiday

Il y a des jours où, même si on est épuisés ou qu’on détient la Palme de la Crève la plus carabinée, il faut se faire violence. Hier donc, était un de ces jours. La raison me criait de rester au chaud sous la couette pour faire passer la fièvre, la passion m’a ordonné de mettre mes bottes et de tituber jusqu’au cinéma. J’ai toujours eu tendance à écouter plus souvent la passion…

Certains me diront sûrement, « encore un film de minettes à l’eau de rose ». Et je leur répondrai « Oui, et alors ? ». On voit assez d’horreurs aux infos ou même dans la rue pour avoir envie de les oublier une après-midi devant un beau film plein d’amour.

« The Holiday » est l’histoire croisée de deux jeunes femmes en pleine crise sentimentale qui vont échanger leurs maisons pour les vacances. La première, Iris (Kate Winslet, éclatante), est journaliste en Angleterre. Elle vient d’apprendre que son ex qu’elle aime encore et qui la relance sans cesse va se marier. Tout ce qu’elle veut c’est mettre de la distance entre eux pour enfin l’oublier. La seconde, Amanda (Cameron Diaz, pétillante) est productrice à Los Angeles. Son petit ami l’a trompée avec une jeunette de 24 ans et elle a besoin de solitude. Le pacte est signé et chacune se retrouve dans la vie de l’autre.

Les acteurs sont très justes et nous touchent tous dans leurs personnages. A noter également l’irrésistible Jude Law en tombeur tendre et le surprenant Jack Black dans un rôle romantique dans lequel on ne l’avait jamais vu. Il est excellent et séduisant.

Il y a du rire, de jolis sentiments et beaucoup d’émotion dans ce film. Alors peut-être est-ce encore cette fièvre qui m’a rendue plus fragile, mais les larmes me sont montées aux yeux plusieurs fois devant l’écran. J’en entends encore qui me lanceront que ce n’est qu’une histoire sucrée et pleine de miel, je leur répondrai avec toute la force qu’il me reste, que le miel, c’est ce qu’il y a de meilleur pour les maux de gorge….

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Hors de prix

Quand on m’a dit « y’a un film avec Audrey Tautou qui sort bientôt », j’ai pensé « Faut que j’y aille ». Depuis des années, elle figure dans le Top 2 de mes actrices françaises préférées avec Marion Cotillard. Quand j’ai lu que dans ce même film, il y aurait aussi Gad Elmaleh, « mon » Gad, j’ai compté les jours jusqu’à la sortie. A une semaine de Noel, c’était un cadeau doux et agréable, de ceux qui nous font passer un très bon dimanche, même si le ciel est gris et que j’ai toujours détesté les dimanches.

Bref. J’y suis allée donc, comme on va retrouver des amis. Dans la salle, beaucoup de gens, des amis de mes amis en fait. Qui, comme moi, ont semblé apprécié ce moment à sa juste valeur.

« Hors de prix » est le titre de ce film brillant. Une jeune femme qui court les messieurs riches pour baigner dans le luxe, rencontre un jour un serveur de palace qu’elle prend pour un milliardaire. Un malentendu plus tard et voilà le gentil garçon complètement amoureux de la belle. Pour la séduire, il n’aura pas d’autre choix que de l’imiter. Histoire très bien ficelée, dialogues savoureux, décors de rêve…Mais tout cela ne serait rien sans des acteurs à la hauteur.

Ils le sont. Et je ne parle pas seulement de la hauteur des talons aiguilles de la demoiselle. Audrey Tautou est sublimissime, dans chaque plan. Très loin de la mignonnette Amélie Poulain ou de la déterminée Mathilde, elle inonde de glamour tout l’écran en femme fatale et fragile. Elle est touchante, elle est magnifique. Dans un rôle peu habituel pour elle, elle relève le défi et prouve à ceux qui en doutaient encore qu’elle est une vraie grande actrice.

Et Gad, celui que j’appelle tendrement « Mon Gad ». Il est tout simplement irrésistible en prince éperdu et perdu. Sensible, sincère, et toujours drôle. Avec un je ne sais quoi dans le regard qui fait fondre n’importe quel cœur de glace. Il forme avec Audrey un couple crédible et adorable.

Je suis sortie de la salle, un peu triste de quitter mes amis de l’écran, mais le sourire sur les lèvres d’avoir autant ri. Un film qui sent le soleil, l’été et l’amour, ça fait du bien en plein hiver. Toute l’année aussi. Merci Pierre, merci Audrey et merci Gad. Mon Gad.

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Mauvaise foi


Il arrive parfois que presque tout soit réuni pour que vous passiez un bon moment. Mais que ce « presque », seulement lui, vous empêche de le savourer vraiment. C’est ce qu’il s’est passé hier, dans cette salle de cinéma où je venais me régaler d’un beau film comme je les aime. Je n’ai jamais compris et ne veux pas comprendre les gens qui payent 9 euros et 30 centimes pour voir un film qu’ils ne regardent pas. Pour se balancer des pop corns et rire bêtement pour des débilités comme s’ils étaient juste entre potes dans leur salon. Bon heureusement ça n’a pas duré tout le film mais ça m’a bien gâché les dix premières minutes.

Revenons donc au film.

« Mauvaise foi », c’est l’histoire d’Ismael et de Clara, musulman et juive, qui s’aiment. Déjà là c’est compliqué, quatre ans qu’ils sont ensemble et ils ne connaissent même pas leurs beaux-parents respectifs. Ce qui ne simplifie pas les choses c’est que la belle tombe enceinte. Et l’euphorie des premiers jours se transforme en mini-conflit de religion entre les deux amoureux qui n’avaient pas prévu que ça se passerait comme ça.

Outre une histoire d’amour magnifique pleine de tendresse et de force, l’interprétation des deux acteurs est superbe. Roshdy Zem, pour son premier passage derrière la caméra, réussit le pari de concilier travail de réalisation et jeu d’acteur impeccable. Il nous charme en garçon perdu et éperdu pour sa douce psychomotricienne. Cécile de France nous transporte encore grâce à son talent et à sa beauté simple mais lumineuse. Citons également Pascal Elbé, coscénariste du film, méconnaissable en musicien/vendeur de disques ringard.

Réactions à chaud des jeunes perturbateurs à la sortie de salle, « J’ai bien aimé, et c’est cool ça finit bien »…

Le générique de fin est interprété par Souad Massi et Gad Elmaleh, une très belle chanson mi-arabe, mi-française, qui résume totalement l’ambiance du film. Et le bébé il sera musulman ou juif…. « Il sera français »…

    

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Sur le bord...

Aujourd’hui, dans ma rubrique « Coups de cœur », j’avais envie de vous parler d’un livre qui m’a marquée, qui m’a retournée, qui a changé beaucoup de choses dans ma façon d’envisager la vie. Peut-être que le fait qu’il m’ait été offert par une personne si particulière pour moi y est pour quelque chose. En tous cas, il est tellement barbouillé de jaune fluo et corné dans tous les sens que je pense ne pas exagérer en vous disant comme je l’ai aimé.

Il s’agit d’un livre de Paolo Coelho qui s’appelle « Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré ». Alors je sais, vous allez me dire, déjà l’auteur ça peut rebuter. Avant de le lire, je m’en faisais une image austère et élitistiquement philosophique…Le genre de bouquin pour intellos qui m’endort. Et puis, j’ai fini par le voir avec d’autres yeux. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Le moment était sûrement bien choisi, et on ne me l’a pas offert par hasard juste comme ça. Bien sûr celui qui m’en a fait cadeau, me connaît, juste un peu beaucoup. Le truc c’est que j’ai plongé dedans au point de limite me noyer.

Ce livre c’est de l’amour. De l’amour plein les mots, qui colle aux pages. Cette histoire c’est juste la plus sublime déclaration, le plus beau témoignage de ce que peut être ce sentiment là quand il est infini. J’ai écouté ces personnages me dire quel chemin prendre dans ma vie. J’ai pleuré. J’ai remué toutes les souffrances et elles sont ressorties d’un coup pour finalement me laisser en paix.

Alors si je partais demain sur une île déserte, et que je ne pouvais emmener qu’un livre, je prendrai celui-ci. Parce que je ne serai jamais seule tant que j’aurai cet amour là dans mon sac.


Extraits :

« Certains endroits sont ainsi, ils peuvent bien être dévastés par les guerres, les persécutions, l’indifférence, mais ils demeurent sacrés. Et il arrive alors que quelqu’un passe par là, sente qu’il manque quelque chose, et reconstruise. »

« J’avais toujours su que le véritable amour était au dessus de tout cela et qu’il valait mieux mourir que de ne pas aimer (…) Même s’il signifiait séparation, solitude, tristesse, l’amour valait bien le moindre centime de son prix. »

« Savoir qu’aucun jour n’est semblable à un autre, et que chaque matin comporte son miracle particulier, son moment magique, où de vieux univers s’écroulent et de nouvelles étoiles apparaissent ».

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I love Alain

Il est des personnes dites « connues » qu’on aimerait connaître. Je veux dire, dans la vie. Dont on aimerait être la sœur, l’amie, la confidente. Qu’on aimerait consoler quand ça va pas. Ecouter leurs nouvelles vannes à deux bannes et leur dire que c’est drôle. Des gens qu’on aimerait aimer, et voir autrement qu’en payant une place de cinéma. Depuis des années, pour moi, il fait partie de ces gens là.

Oui, je me suis toujours dit qu’il devait être sympa dans la vie, Alain Chabat. Touchant, généreux et sûr. De ceux qu’on peut appeler à trois heures du matin sans qu’il vous dise « Putain, il est trois heures du matin ! ». Et puis aujourd’hui devant cet écran je me suis dit « Je l’aime ».

Sur cet écran donc, se jouait son dernier film « Prête moi ta main ». A ses côtés, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont et plein d’autres acteurs formidables. C’est l’histoire d’un mec qui aime son célibat au point de payer une fortune pour le garder. Sauf que l’amour s’en mêle, eh oui il s’en mêle toujours à un moment donné, et qu’il perd une à une toutes les certitudes qu’il avait gardées toutes ces années. Sujet bateau me direz vous. Peut-être. Sauf que c’est Chabat, celui qui transforme le banal en larmes de fous rires, celui qui dégaine les répliques drôlissimes plus vite que son ombre.

Parlons de sa partenaire, la surprenante Charlotte. On a pas l’habitude de la voir dans ces rôles là, je crois qu’elle en rêvait, elle a bien fait de persévérer. Elle est magnifique, spontanée, parfaite en fille pas vraiment idéale. Je ne la connaissais pas comique, je la regarderai différemment maintenant. Une vraie comédienne de talent, chapeau mamzelle.

J’aurai aimé que ce film dure quelques heures de plus. J’ai attendu que les spectateurs aient fini d’applaudir à la fin et je suis sortie de la salle bondée. Je les ai regardés tous, et j’ai vu leur sourire et leurs yeux qui brillaient encore des larmes qu’ils avaient versés comme moi.

« Prête moi ta main » est un film excellentissime. Plein de rire, d’émotion, d’amour et d’espoir. Rien ne manquait, rien n’était de trop….Et puis surtout, y’avait mon Alain.

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Kirsie

Coup de cœur Musique aujourd’hui pour un groupe particulièrement cher à mon cœur. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit naître une histoire comme celle là.

Il était une fois, une fille (euh c’est moi la fille hein) qui a croisé un beau jour sur la Toile un musicien talentueux et passionné. Un jour elle entend ses notes. Et puis sa voix. La fille tombe et le harcèle (bon, le mot est un peu fort mais après tout, soyons fous) pour qu’il monte un groupe. Un autre jour, elle reçoit un texto : « Kirsie, ça sonne bien comme nom de groupe ? ». Ce message elle l’a gardé longtemps en mémoire comme le témoignage du début d’une grande aventure….

Il y a eu les premières chansons échangées par mails, l’arrivée des membres du groupe version Montpellier. Il y a eu la création du premier site et les nouveaux fans qui ont afflué. Il y a eu ces concerts chaleureux et émouvants et ce moment qui restera gravé dans sa tête comme un des plus beaux de sa vie, « Coma », sa chanson, interprétée les yeux dans les yeux un certain 7 février 2004 sur la scène du Sax’Aphone…Et puis une autre histoire, à Paris, qui se prolonge avec d’autres gars aussi fous et doués…Et malgré la distance une envie de crier partout qu’elle les aime toujours et qu’elle n’oublie rien…

Aujourd’hui elle voit leur nom de plus en plus souvent. Elle entend leur musique et les souvenirs lui reviennent. Ils n’étaient pas très loin de toute façon.

Comme je l’avais écrit dans la première biographie que j’ai faite pour eux, Kirsie c’est l’histoire d’un rêve, un rêve qui se réalise…avec ou sans moi…

http://www.kirsieteam.com/

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