clochette

Monsieur

Un truc en plus dans le regard qui faisait qu’on l’appelait « Monsieur »

On était p’tits, juste des mômes qui apprenaient à être heureux

Mais pour lui nous étions des grands, l’esprit et l’âme de l’avenir

Et dans ses mots, dans tous ses gestes, tellement d’amour à nous offrir

 

Une présence rassurante quand la vie nous faisait du mal

Alignés sur nos bancs de bois devant ce cœur si peu banal

Il se coupait en quatre, en huit, aurait pu s’enlever les deux bras

Pour que tous nous puissions grandir sans avoir jamais peur ni froid.

 

Une façon de dire les choses pour qu’on les comprenne sans attendre

Il nous donnait confiance en nous, toujours il voulait nous apprendre

Que c’était en y croyant fort qu’on arriverait au sommet

De ces montagnes infranchissables qui devant nos vies se dressaient.

 

C’était bien plus que son métier, on appelle ça une vocation

Jamais il ne laissait tomber, dans ses yeux brillait la passion

Sa voix résonne dans ma tête, je n’étais haute que de trois pommes

Il était comme un second père, une belle épaule, un grand bonhomme

 

Des années pleines d’incertitude ont passé vite comme l’éclair

Je me suis perdue comme tout le monde, sur mon chemin plus de repères

Mais aujourd’hui je me sens prête à me réaliser vraiment

Parce qu’un jour, cet ange là m’a dit que j’avais du talent.

 

On m’a dit qu’il était parti rejoindre ses amis là haut

Une belle étoile qui s’est éteinte et prés de son lit ma photo.

Sur sa tombe, y’avait juste son nom, quand j’suis allée lui dire adieu

Mais pour nous qui sommes orphelins, il sera pour toujours « Monsieur ».

 

 

 

 

 

Vos commentaires

1 Le Lundi 15 Janvier 2007 à 13:11 GMT+2, par mum

c'est si beau..et si vrai..bravo

2 Le Dimanche 21 Janvier 2007 à 14:52 GMT+2, par tchio frere

que dire de plus....a par que la vie est mal faite...

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