Peace and love
J’ai toujours détesté les conflits. Déjà, toute petite, quand j’entendais mes parents se disputer, je me mettais à pleurer. Dés que ça crie, que ça se chamaille, que ça va pas, je suis très triste. J’aimerai que tout aille toujours bien et que le monde entier cohabite agréablement. C’est quand même pas compliqué à comprendre.J’étais encore innocente et je ne connaissais pas toute la dureté de la vie. J’avais le cœur gros à chaque fois que je voyais quelqu’un s’énerver, quand je voyais des visages fermés et furieux. J’avais l’impression que cette personne n’était pas heureuse. Et ça moi je ne l’acceptais pas.
Même à la télé, dans des émissions où les gens sont en crise les uns avec les autres, ça me gêne, je change de chaîne, en fait je m’enfuis. Je veux pas les déranger, ça ne me regarde pas. Je suis toujours terriblement mal à l’aise devant leur mal-être. L’autre jour, au théâtre, la consigne était « une dispute ». Eh bien ça m’angoissait beaucoup. Et pourtant ce n’était qu’un exercice, pour du faux. Mais il fallait crier, avoir cette intention dans les yeux, et se laisser hurler dessus. C’était dur, très dur.
Alors dans ma vie amoureuse c’est pareil. Au moindre problème, dés qu’un conflit menace, je me sauve. Soit directement dans l’escalier, soit par les larmes. Inconsciemment, je me mets à pleurer pour que ça s’arrête. Je pense que c’est pour ça. Malheureusement ça ne marche pas à tous les coups. Ce qui fait redoubler mes larmes. C’est un cercle vicieux.
Par clochette, Jeudi 23 Novembre 2006 à 18:48 GMT+2 dans Impros (article, RSS)




