clochette

Les contes de fées

Les contes de fées, j’ai toujours adoré ça. Même que ça m’a souvent porté préjudice. Les histoires de princes charmants qui n’étaient jamais en retard. J’en ai lu beaucoup avec mes yeux de petite fille puis de grande demoiselle. Je trouvais ça chouette, vraiment, parce que tout finissait toujours bien. C’était mieux que dans la vie. Jusqu’au jour où j’ai dû les raconter à un enfant aussi innocent et sensible que moi.

C’est alors que je les ai remarquées, toutes ces horreurs. Les morts cruelles, les mamans gentilles qui partaient toutes au ciel et les belles princesses qui devenaient orphelines. Bien sûr, je les avais vues avant. Mais ça me gênait moins, je me rassurais en me disant que c’était pour qu’elle grandisse plus vite, pour que l’histoire se passe mieux. Mais comment expliquer ça à un petit bout de chou de quatre ans qui se pose tellement de questions ? Comment lui dire qu’une maman, des fois, ça meurt avant son bébé ? Croyez moi, c’est beaucoup moins facile….

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Monsieur

Un truc en plus dans le regard qui faisait qu’on l’appelait « Monsieur »

On était p’tits, juste des mômes qui apprenaient à être heureux

Mais pour lui nous étions des grands, l’esprit et l’âme de l’avenir

Et dans ses mots, dans tous ses gestes, tellement d’amour à nous offrir

 

Une présence rassurante quand la vie nous faisait du mal

Alignés sur nos bancs de bois devant ce cœur si peu banal

Il se coupait en quatre, en huit, aurait pu s’enlever les deux bras

Pour que tous nous puissions grandir sans avoir jamais peur ni froid.

 

Une façon de dire les choses pour qu’on les comprenne sans attendre

Il nous donnait confiance en nous, toujours il voulait nous apprendre

Que c’était en y croyant fort qu’on arriverait au sommet

De ces montagnes infranchissables qui devant nos vies se dressaient.

 

C’était bien plus que son métier, on appelle ça une vocation

Jamais il ne laissait tomber, dans ses yeux brillait la passion

Sa voix résonne dans ma tête, je n’étais haute que de trois pommes

Il était comme un second père, une belle épaule, un grand bonhomme

 

Des années pleines d’incertitude ont passé vite comme l’éclair

Je me suis perdue comme tout le monde, sur mon chemin plus de repères

Mais aujourd’hui je me sens prête à me réaliser vraiment

Parce qu’un jour, cet ange là m’a dit que j’avais du talent.

 

On m’a dit qu’il était parti rejoindre ses amis là haut

Une belle étoile qui s’est éteinte et prés de son lit ma photo.

Sur sa tombe, y’avait juste son nom, quand j’suis allée lui dire adieu

Mais pour nous qui sommes orphelins, il sera pour toujours « Monsieur ».

 

 

 

 

 

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The Holiday

Il y a des jours où, même si on est épuisés ou qu’on détient la Palme de la Crève la plus carabinée, il faut se faire violence. Hier donc, était un de ces jours. La raison me criait de rester au chaud sous la couette pour faire passer la fièvre, la passion m’a ordonné de mettre mes bottes et de tituber jusqu’au cinéma. J’ai toujours eu tendance à écouter plus souvent la passion…

Certains me diront sûrement, « encore un film de minettes à l’eau de rose ». Et je leur répondrai « Oui, et alors ? ». On voit assez d’horreurs aux infos ou même dans la rue pour avoir envie de les oublier une après-midi devant un beau film plein d’amour.

« The Holiday » est l’histoire croisée de deux jeunes femmes en pleine crise sentimentale qui vont échanger leurs maisons pour les vacances. La première, Iris (Kate Winslet, éclatante), est journaliste en Angleterre. Elle vient d’apprendre que son ex qu’elle aime encore et qui la relance sans cesse va se marier. Tout ce qu’elle veut c’est mettre de la distance entre eux pour enfin l’oublier. La seconde, Amanda (Cameron Diaz, pétillante) est productrice à Los Angeles. Son petit ami l’a trompée avec une jeunette de 24 ans et elle a besoin de solitude. Le pacte est signé et chacune se retrouve dans la vie de l’autre.

Les acteurs sont très justes et nous touchent tous dans leurs personnages. A noter également l’irrésistible Jude Law en tombeur tendre et le surprenant Jack Black dans un rôle romantique dans lequel on ne l’avait jamais vu. Il est excellent et séduisant.

Il y a du rire, de jolis sentiments et beaucoup d’émotion dans ce film. Alors peut-être est-ce encore cette fièvre qui m’a rendue plus fragile, mais les larmes me sont montées aux yeux plusieurs fois devant l’écran. J’en entends encore qui me lanceront que ce n’est qu’une histoire sucrée et pleine de miel, je leur répondrai avec toute la force qu’il me reste, que le miel, c’est ce qu’il y a de meilleur pour les maux de gorge….

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J'ai perdu un ami

J

J’ai perdu un ami comme on peut perdre ses clés

J’avais la tête ailleurs et puis le cœur distrait

On se parlait de tout mais soudain de plus rien

Il était temps je crois, qu’on sépare nos chemins

 

J’ai perdu un ami comme on perd le moral

C’était le plus précieux, sûrement le plus vital

Je voulais le garder jusqu’au jour de ma mort

Mais le glas a sonné, du temps restant encore

 

J’ai perdu un ami comme on perd la mémoire

De tout ce qui faisait le ciel de notre histoire

Des souvenirs si beaux qu’il oublie bien trop vite

D’un simple coup d’éponge pour passer à la suite.

 

J’ai perdu un ami comme on perd son sang froid

Comme on perd l’illusion, la raison et sa foi

Une amitié sincère qui n’était finalement

Pour lui qu’une parenthèse, limite un contre temps

 

J’ai perdu un ami comme on peut perdre ses clés

Mais pour ce genre de drame, y’a pas de serrurier

J’ai arrêté d’attendre sur le pas de la porte

Et j’ai le cœur bien lourd qu’ça finisse de la sorte.

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Bonne année!!!

Rien de bien original mes amis, je vous souhaite à tous une excellente année 2007 et plein de bonheur!!! Que tous vos voeux se réalisent!!!!
Gros bisous
Lucie

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La malédiction des chaussettes

Il est un drame dans la vie quotidienne de tous les jours que Dieu fait. Vous le vivez tous, ou vous l’avez connu, c’est sûr. Vous pouvez donc comprendre mon désarroi et je viens donc vous l’exposer sachant que je pourrai compter sur vous. Il s’agit de la malédiction des chaussettes célibataires. On entend parler souvent des clubs de rencontre ou des thérapies pour gens tout seuls. Mais jamais de la tristesse que peuvent ressentir deux chaussettes qui viennent de rompre dans le bac à linge.

Je vais finir par les attacher ensemble avant de les mettre au sale, faire un gros nœud et les laver comme ça. Parce qu’à chaque lessive c’est la même chose. Y’en a toujours une sur les deux qui devient invisible. Et c’est le casse-tête quand il faut les rassembler, les chercher pour reconstituer les couples.

Alors le tiroir devient de plus en plus pauvre en chaussettes. Il faut parfois en racheter pour compléter un peu et tenir les jours plus froids. Pourtant elles doivent bien être quelque part, ces petites rebelles.

Voilà c’était mon petit billet du jour, mon coup de gueule immense pour ce drame  que nous vivons tous. Merci de m’avoir écoutée….

 

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Hors de prix

Quand on m’a dit « y’a un film avec Audrey Tautou qui sort bientôt », j’ai pensé « Faut que j’y aille ». Depuis des années, elle figure dans le Top 2 de mes actrices françaises préférées avec Marion Cotillard. Quand j’ai lu que dans ce même film, il y aurait aussi Gad Elmaleh, « mon » Gad, j’ai compté les jours jusqu’à la sortie. A une semaine de Noel, c’était un cadeau doux et agréable, de ceux qui nous font passer un très bon dimanche, même si le ciel est gris et que j’ai toujours détesté les dimanches.

Bref. J’y suis allée donc, comme on va retrouver des amis. Dans la salle, beaucoup de gens, des amis de mes amis en fait. Qui, comme moi, ont semblé apprécié ce moment à sa juste valeur.

« Hors de prix » est le titre de ce film brillant. Une jeune femme qui court les messieurs riches pour baigner dans le luxe, rencontre un jour un serveur de palace qu’elle prend pour un milliardaire. Un malentendu plus tard et voilà le gentil garçon complètement amoureux de la belle. Pour la séduire, il n’aura pas d’autre choix que de l’imiter. Histoire très bien ficelée, dialogues savoureux, décors de rêve…Mais tout cela ne serait rien sans des acteurs à la hauteur.

Ils le sont. Et je ne parle pas seulement de la hauteur des talons aiguilles de la demoiselle. Audrey Tautou est sublimissime, dans chaque plan. Très loin de la mignonnette Amélie Poulain ou de la déterminée Mathilde, elle inonde de glamour tout l’écran en femme fatale et fragile. Elle est touchante, elle est magnifique. Dans un rôle peu habituel pour elle, elle relève le défi et prouve à ceux qui en doutaient encore qu’elle est une vraie grande actrice.

Et Gad, celui que j’appelle tendrement « Mon Gad ». Il est tout simplement irrésistible en prince éperdu et perdu. Sensible, sincère, et toujours drôle. Avec un je ne sais quoi dans le regard qui fait fondre n’importe quel cœur de glace. Il forme avec Audrey un couple crédible et adorable.

Je suis sortie de la salle, un peu triste de quitter mes amis de l’écran, mais le sourire sur les lèvres d’avoir autant ri. Un film qui sent le soleil, l’été et l’amour, ça fait du bien en plein hiver. Toute l’année aussi. Merci Pierre, merci Audrey et merci Gad. Mon Gad.

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Petit Papa Noel

J'ai toujours cru au Père Noel. En fait j'ai toujours voulu y croire. Depuis que je suis toute petite, j'attends sa venue avec impatience. Et quand arrive la période des fêtes, quand ça sent bon le sapin et les cadeaux, j'ai un sourire fixé sur le visage sans arrêt. Pas que j'adore recevoir des cadeaux, même si bien sûr c'est pas désagréable, c'est surtout l'ambiance qui régne partout qui me plaît.
Et puis faire plaisir aux gens que j'aime, farfouiller dans les magasins pour trouver le ptit truc qui va les toucher, la babiole qui va leur faire plaisir...Imaginer leur sourire quand ils ouvriront le paquet, ça me remplit déjà de joie.
Passons sur la foule qui stagne dans les allées des boutiques et qui me rappelle tout à coup que je suis aragophobe. Moi j'ai rien contre le fait que Noel soit une fête ultracommerciale gnagnagna, tout ce que je vois c'est les enfants qui ont le visage qui s'éclaire quand ils voient le Pére Noel.

Un jour on m'a dit qu'il n'existait pas. J'ai jamais voulu le croire. Même si au fond de moi je sais que c'est vrai, j'essaie de m'auto-persuader du contraire. Pour garder cette part d'enfance, encore.

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Mauvaise foi


Il arrive parfois que presque tout soit réuni pour que vous passiez un bon moment. Mais que ce « presque », seulement lui, vous empêche de le savourer vraiment. C’est ce qu’il s’est passé hier, dans cette salle de cinéma où je venais me régaler d’un beau film comme je les aime. Je n’ai jamais compris et ne veux pas comprendre les gens qui payent 9 euros et 30 centimes pour voir un film qu’ils ne regardent pas. Pour se balancer des pop corns et rire bêtement pour des débilités comme s’ils étaient juste entre potes dans leur salon. Bon heureusement ça n’a pas duré tout le film mais ça m’a bien gâché les dix premières minutes.

Revenons donc au film.

« Mauvaise foi », c’est l’histoire d’Ismael et de Clara, musulman et juive, qui s’aiment. Déjà là c’est compliqué, quatre ans qu’ils sont ensemble et ils ne connaissent même pas leurs beaux-parents respectifs. Ce qui ne simplifie pas les choses c’est que la belle tombe enceinte. Et l’euphorie des premiers jours se transforme en mini-conflit de religion entre les deux amoureux qui n’avaient pas prévu que ça se passerait comme ça.

Outre une histoire d’amour magnifique pleine de tendresse et de force, l’interprétation des deux acteurs est superbe. Roshdy Zem, pour son premier passage derrière la caméra, réussit le pari de concilier travail de réalisation et jeu d’acteur impeccable. Il nous charme en garçon perdu et éperdu pour sa douce psychomotricienne. Cécile de France nous transporte encore grâce à son talent et à sa beauté simple mais lumineuse. Citons également Pascal Elbé, coscénariste du film, méconnaissable en musicien/vendeur de disques ringard.

Réactions à chaud des jeunes perturbateurs à la sortie de salle, « J’ai bien aimé, et c’est cool ça finit bien »…

Le générique de fin est interprété par Souad Massi et Gad Elmaleh, une très belle chanson mi-arabe, mi-française, qui résume totalement l’ambiance du film. Et le bébé il sera musulman ou juif…. « Il sera français »…

    

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J'écris sur ce que j'endure....

Depuis que je suis en âge de tenir un crayon, je n'ai jamais cessé d'écrire. Les mots ont toujours été mes amis, mes amours. Je les retrouvais dans les livres que je dévorais à toute vitesse, ma mère devait me conduire tous les samedis à la bibliothéque pour que je puisse en reprendre. Je lisais ces histoires de gens comme moi qui vivaient des vies comme la mienne. Et je ne pouvais pas les abandonner avant d'être arrivée au bout.

Et puis j'ai écrit. Quand j'étais petite, je suis tombée sur un petit carnet de poèmes appartenant à ma maman. Des textes qu'elle avait rédigés pendant son adolescence. Comme il restait de la place, quelques pages vierges, j'ai décidé de les compléter. C'est comme ça que j'ai commencé.

Alors au début, c'était des petits trucs naifs de jeune fille... Rien de génial mais je ne renie pas. Il faut en passer par là, c'est un passage obligatoire. C'est grâce à ça que j'ai fait passer mes premières déclarations à des jeunes hommes pas toujours réceptifs. Etre une artiste incomprise c'est pas facile.

Au fur et à mesure, à force de travail, les rimes ont été plus belles, ça sonnait mieux. Alors je me suis amusée avec elles. J'ai exprimé des choses, crié des sentiments, touché des coeurs. J'ai laissé cette passion grandir dans mon âme. J'ai écrit des chansons qui ont été chantées, des scénarios qui sont apparus sur la pellicule, des textes qui deviendront peut-être un jour chapitres d'un livre. J'ai toujours rêvé d'en faire mon métier. Je ne pensais pas que ça se réaliserait un jour.

Maintenant nous y sommes. Sur les papiers que je reçois, il est écrit "Ecrivain public". Avec mon nom juste au dessus. Cet espoir je le touche du doigt, je vis avec lui tous les jours. Aujourd'hui je sais que l'écriture restera à tout jamais le premier amour de mon existence.

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Peace and love

J’ai toujours détesté les conflits. Déjà, toute petite, quand j’entendais mes parents se disputer, je me mettais à pleurer. Dés que ça crie, que ça se chamaille, que ça va pas, je suis très triste. J’aimerai que tout aille toujours bien et que le monde entier cohabite agréablement. C’est quand même pas compliqué à comprendre.

J’étais encore innocente et je ne connaissais pas toute la dureté de la vie. J’avais le cœur gros à chaque fois que je voyais quelqu’un s’énerver, quand je voyais des visages fermés et furieux. J’avais l’impression que cette personne n’était pas heureuse. Et ça moi je ne l’acceptais pas.

Même à la télé, dans des émissions où les gens sont en crise les uns avec les autres, ça me gêne, je change de chaîne, en fait je m’enfuis. Je veux pas les déranger, ça ne me regarde pas. Je suis toujours terriblement mal à l’aise devant leur mal-être. L’autre jour, au théâtre, la consigne était « une dispute ». Eh bien ça m’angoissait beaucoup. Et pourtant ce n’était qu’un exercice, pour du faux. Mais il fallait crier, avoir cette intention dans les yeux, et se laisser hurler dessus. C’était dur, très dur.

Alors dans ma vie amoureuse c’est pareil. Au moindre problème, dés qu’un conflit menace, je me sauve. Soit directement dans l’escalier, soit par les larmes. Inconsciemment, je me mets à pleurer pour que ça s’arrête. Je pense que c’est pour ça. Malheureusement ça ne marche pas à tous les coups. Ce qui fait redoubler mes larmes. C’est un cercle vicieux.

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Sur le bord...

Aujourd’hui, dans ma rubrique « Coups de cœur », j’avais envie de vous parler d’un livre qui m’a marquée, qui m’a retournée, qui a changé beaucoup de choses dans ma façon d’envisager la vie. Peut-être que le fait qu’il m’ait été offert par une personne si particulière pour moi y est pour quelque chose. En tous cas, il est tellement barbouillé de jaune fluo et corné dans tous les sens que je pense ne pas exagérer en vous disant comme je l’ai aimé.

Il s’agit d’un livre de Paolo Coelho qui s’appelle « Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré ». Alors je sais, vous allez me dire, déjà l’auteur ça peut rebuter. Avant de le lire, je m’en faisais une image austère et élitistiquement philosophique…Le genre de bouquin pour intellos qui m’endort. Et puis, j’ai fini par le voir avec d’autres yeux. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Le moment était sûrement bien choisi, et on ne me l’a pas offert par hasard juste comme ça. Bien sûr celui qui m’en a fait cadeau, me connaît, juste un peu beaucoup. Le truc c’est que j’ai plongé dedans au point de limite me noyer.

Ce livre c’est de l’amour. De l’amour plein les mots, qui colle aux pages. Cette histoire c’est juste la plus sublime déclaration, le plus beau témoignage de ce que peut être ce sentiment là quand il est infini. J’ai écouté ces personnages me dire quel chemin prendre dans ma vie. J’ai pleuré. J’ai remué toutes les souffrances et elles sont ressorties d’un coup pour finalement me laisser en paix.

Alors si je partais demain sur une île déserte, et que je ne pouvais emmener qu’un livre, je prendrai celui-ci. Parce que je ne serai jamais seule tant que j’aurai cet amour là dans mon sac.


Extraits :

« Certains endroits sont ainsi, ils peuvent bien être dévastés par les guerres, les persécutions, l’indifférence, mais ils demeurent sacrés. Et il arrive alors que quelqu’un passe par là, sente qu’il manque quelque chose, et reconstruise. »

« J’avais toujours su que le véritable amour était au dessus de tout cela et qu’il valait mieux mourir que de ne pas aimer (…) Même s’il signifiait séparation, solitude, tristesse, l’amour valait bien le moindre centime de son prix. »

« Savoir qu’aucun jour n’est semblable à un autre, et que chaque matin comporte son miracle particulier, son moment magique, où de vieux univers s’écroulent et de nouvelles étoiles apparaissent ».

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Amour.com

Hier je regardais mon cher Jean Luc à la télé (Delarue, hein pas Reichmann…) , le sujet de son émission du jour était « Les mauvaises rencontres sur Internet ». Il y avait des dames et des jeunes hommes qui avaient connu des personnes peu fréquentables sur la toile et qui disaient qu’il ne fallait surtout pas se fier à ce que certains pouvaient raconter, quand ils étaient bien cachés derrière leur écran. Si ce débat m’a interpellée, c’est que je connais bien ce sujet, ayant moi-même été abonnée à ce genre de site.

C’est vrai, il faut faire sacrément gaffe. Pour peu qu’on soit un peu fragile, perdue dans sa tête, y’a des chances pour qu’on se fasse attraper par un p’tit rigolo. On est des proies faciles. On s’accroche à tout ce qui passe, belles paroles, jolies promesses. Et là c’est bobo assuré.

Donc méfiance. Bien sûr, si on est pas spécialement sentimental et qu’on y traîne pour s’amuser, pas la peine de mettre une armure, y’a qu’à se laisser porter.

Internet c’est un peu comme la Star Ac. Excusez moi pour la comparaison mais je l’explique. Dans toutes les interviews des candidats, ils disent « on est dans un espace clos, les sentiments sont exacerbés ». Ou à peu de choses prés. Alors voilà, c’est pareil sur le web. A force de parler avec la même personne, de se confier librement (parce qu’on a beau faire, c’est tellement plus facile de raconter sa vie à un inconnu), on finit par attendre ces moments là, des messages, des nouvelles. Et très vite ça devient un cercle vicieux.

Mais rien ne m’a empêché quand même d’essayer. Alors je vous fais un petit inventaire de mes « cyber rencontres ».

Il y a eu celui qui me parlait depuis même pas dix minutes et qui m’a traitée de tous les noms parce que je discutais avec d’autres amis en même temps. Alors celui là, bloqué direct. Bloquer quelqu’un, pour les non connaisseurs, c’est l’empêcher de nous voir quand on est connectés. Comme ça, on est tranquille.

Après, y’a eu la collection de « oui mais non ». C'est-à-dire, tu me plais beaucoup, et puis d’un coup, disparu dans la nature. Quand on est comme moi, on se pose plein de questions. Qu’est ce que j’ai fait ? Qu’est ce que j’ai dit ? Est-ce qu’il va bien ? Bref, on se croque le cerveau comme on dit dans le sud, pour rien en fait.

Bon heureusement j’ai aussi rencontré sur ces sites, des mecs bien qui sont restés des amis, parce que voilà, les sentiments, l’amour, ça ne se force pas. Des gens sur qui je peux compter si j’ai envie de rire ou de discuter. On trouve de tout, y’a qu’à bien choisir….

Dois-je conclure en vous disant que moi j’y crois très fort à ces rencontres, puisque je l’ai faite LA rencontre. Trois jours de chat, un rendez vous et un an plus tard, toujours l’amour…Alors merci Meetic ;o)

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C'est mon frère....

Dans la série "on est super doués dans la famille", aujourd'hui je vous présente mon petit frére. "Petit" est un bien grand mot (whaouh le jeu de mots, je vous avais prévenus, on est trop intelligents), puisqu'il fait environ 3 têtes et demi de plus que moi. Mais comme il est né quand j'avais déjà commencé à savoir écrire mon nom, j'ai le droit de dire que c'est moi la plus grande. Na.

Adrien donc est le benjamin de la famille. Il est entré dans ce monde le premier jour de l'année, du coup il a des plus gros cadeaux à Noel mais plus rien pendant un an. Maman avait dû boire trop de champagne et du coup il a voulu sortir. C'était un joli cadeau pour nous tous.

Bon c'est vrai, comme c'était le seul garçon, on lui en a fait un peu voir de toutes les couleurs, ma soeur et moi. Mais c'était loin d'être un ange aussi. Et puis c'était le chouchou parce que le dernier. Bref, il a fallu pas mal d'années pour que je cesse de le voir comme un casse pieds ;o)

Et puis il a grandi, et du coup moi aussi. Maintenant, tout va pour le mieux. Aujourd'hui je le dis haut et fort, j'adore mon frère, c'est un mec très bien et je suis fière de lui. Même si dans ma tête il a toujours douze ans. Je ne sais pas pourquoi je reste bloquée à cet âge là, mais je n'arrive pas à imaginer qu'il va en avoir vingt et un. Quand on me demande son âge, j'ai toujours un petit temps d'hésitation. J'ai toujours l'image du petit garçon avec son chapeau haut de forme plus grand que lui, et son écharpe de maire, à la fête de l'école, quand il dansait sur "Les musclés". Et c'est bizarre pour moi de le voir devenu un homme, le voir conduire alors que j'ai même pas le permis, le voir avec sa petite chérie....Bon allez fini le quart d'heure nostalgique.

Mon frère c'est un artiste aussi. Depuis qu'il est gamin, et sûrement grâce à mon père, il adore le son. Il s'est toujours intéressé à tout ce qui a un lien avec la musique et les décibels. Dans sa chambre, des platines vinyles, des caisses pleines de disques, des casques et plein de cables. Des années et des années d'entraînement plus tard, il mixe devant des gens. Il anime des soirées et s'éclate à faire danser les foules. Il prend, il coupe, il harmonise, il enregistre. C'est son truc, sa passion, et je lui souhaite de pouvoir en vivre un jour...

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Mesdames et Mesdames

Aujourd’hui je voudrai vous parler d’un mec que j’adore autant qu’Alain Chabat. Et que Zizou. On dit « Qui se ressemble s’assemble ». Encore une fois ça se vérifie. C’est un de leurs potes, ils ont de la chance.

Ce mec donc, c’est Jamel. Il est devenu si populaire et réellement ancré dans le cœur des gens qu’il est devenu superflu de donner son nom de famille. Vous aurez bien sûr compris que je vous parlais de Jamel Debbouze. Il est tous les ans dans la liste des personnalités préférés des français, je dois être bien représentative des gens de mon pays.

Avant, il y a quelques années, je ne l’aimais pas trop. Je trouvais qu’il en faisait des tonnes, ça m’énervait, j’accrochais pas. C’était à l’époque où je ne m’aimais pas beaucoup moi-même. Y’a peut-être un lien. N’empêche qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

La première fois que je l’ai trouvé lumineux, c’était dans Amelie Poulain. Collignon, tête à gnon. Un beau rôle, une présence indéniable, beaucoup de sobriété. Lucien, l’épicier naif, m’a touchée au cœur. Puis il a eu « Astérixme », l’un des films les plus drôles du monde (Alain hum hum), des répliques cinglantes toutes les trois secondes, un chef d’œuvre d’humour et un Jamel en pleine forme. On devrait pouvoir se faire des perfusions de Numérobis, ça soignerait pas mal de déprimes si vous voulez mon avis. Et si vous ne le voulez pas, je vous le donne quand même, je suis sur mon blog, je fais ce que je veux.
Le dernier film que j’ai vu avec Jamel c’est « Angel-A » de Luc Besson. Encore un rôle différent, plus de gravité, un regard à tomber, un charisme gigantesque.

Et puis "Indigènes" le film qui lui tenait le plus à coeur, et le Prix d'Interprétation collectif à Cannes...Enorme...

C’est tout ça Jamel. Du rire, de la sincérité, de l’émotion. Dans ses spectacles, il parle de ses origines dont il est très fier. Des galères qu’il a dû surmonter avant d’en arriver là, de ses petits frères qui en sont loin encore. Sans aucune démagogie ni sensiblerie, toujours avec les mots justes qui font sourire, il nous fait réfléchir sur le monde et la société. Il dit « Je viens de la banlieue les mecs, je sais ce que vous vivez, je vous comprends, mais au lieu d’avoir la haine, bougez vous ». Il parle de l’importance de l’éducation et des élections, il dit « Allez voter si vous voulez que ça change ». J’ai entendu aux infos ce midi qu’il y avait beaucoup plus de jeunes inscrits sur les listes électorales cette année, sûrement un peu grâce à lui. Il parle de sa famille, de sa maman qu’il respecte plus que tout au monde, et c’est beau.

Enfin pour conclure je reprendrai les paroles d’un monsieur que j’ai vu dans une émission de télé dimanche dernier. Le concept était le suivant : Jamel se promenait dans les rues de Paris et Marine Jacquemin l’interrogeait sur plein de choses générales. Evidemment, une fois de plus, il a été d’une intelligence et d’une sensibilité très attachante. Près du Jardin des Tuileries, un monsieur d’un certain âge l’arrête et lui dit « Merci pour tout ce que vous faites »…Merci Jamel de t’être battu car sans toi il y aurait eu pour moi un grand vide…

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